dernières ailes






on reconnaît bien les personnages de Tarjo, là-dessus.
Je crois qu 'il a dessiné ceci pour raconter .














Ah, oui , ça, voilà: c' est un entretien curieux entre deux volatiles 
improbables. On distingue les ailes de celui qui
est à terre, dans son dos, voyez.
















...dans la nuit d' été, ce n' est pas Eszter qui court, et pourtant
ce pourrait bien être elle. En tout cas, l ' oreiller vole à ses
côtés; elle est suivie du chat-mouche.




















                                                              Tu remarques ici aussi la place laissée
                                           pour le texte, ce cartouche en haut à gauche destiné à héberger
                                        quelques grammes de récit ( note que Tarjo ne se relit pas toujours,
                                                   ce qui offre alors quelques joies orthographiques )
                                                         
















                                                     ...dans le nord du département, on promet
                                                      des monstruosités qui descendront après la
                                                      terrible explosion des réacteurs de la centrale.


















ce n' est pas abouti, on  imagine que 
cette fresque gallo-romaine
découverte sous le Grenier à Vivres,
parfaitement délirante, représente un cousin
de Chtulhu.




















Pendant ce temps, dans le petit pays margoulin qui borde le département,
des financiers scrupuleux obéissent aux ordres de l' argent ( disent-ils ) .
Pardon, crapuleux.   Pléonasme.






















Les rêves de Tarjo. 
Enfin c 'est ce que les acolytes de Franchet
te diront si tu demandes de quoi il retourne 
sur ce carton peinturluré.




















Un voyage idéal, au cours duquel on survole
le Grand Wad, le Petit Wad,  le Wad Bouton,  le Drago Wad
et le Wap Doo Wad.






















Miette de campagne, endroit olivâtre car
habité par un éleveur de perruques.
Celle qui s' est évadée , je te le rappelle, 
n' est pas une queue de jument, non plus anglaise, 
non non , elle est grecque et se nomme
Médusa .
Et elle déteste le shampooing.




















Dans cette sorte de story-board qu 'il a établi, 
que je baptiserais plutôt cirque bordellique, 
on trouve des moments .
Des instantanés.
Toujours de la même histoire, semble-t-il.

















Encore de la place dans des cartouches laissés vides.
C 'est à Queuleu, ça aussi .




















Une sottise irrévérencieuse sur une guerre à commémorer sous peu.














Une oeuvre pas finie.
Il m' a expliqué un jour qu' il ramassait ses 
idées comme on collecte des graines dans 
la forêt : grand amateur de randonnées en ville ou 
sur les côtes de Moselle , il sait de quoi il parle 
( dans ce domaine en tout cas ) puis il suffit
de laisser germer sans trop aider ....

On trouve des graines en ville aussi, oui.













Un clafoutis à la gouache avec plein d' autres ingrédients.










Ces doux amoureux conduisent une délicate excavatrice.

















Tout le monde a compris que le fantôme
 de ce pauvre corps coupé en deux 
ne garde l' habit de Poilu que
par habitude.













 



Une scène, un snapshot, un instantané 
de l' Oreiller  Naufragé.































































*


















































































un dessin idiot de Tago, qui a été publié 
dans les années quatre-vingt dix.
















Le collectionneur.















                                    ...des images ont été supprimées, sur celle-ci , restée
                            on ne sait pourquoi, apparaît le chat-mouche, un sacré séducteur.

















Le "t" que tu distingues 
en bas à droite est certainement 
la signature de Tago, dont on m' a parlé je
ne sais plus au cours de quelle soirée.
....qui ils sont là sur cette page, 
ça, je ne le sais pas.















...Un carnet dérobé chez Franchet, je ne sais pas qui dessine.
     Il y a des pages couvertes de choses drôlatiques comme on 
        disait il y a près de deux cents ans. Des trucs très bédé,
 comme on dit depuis vingt-cinq ans.

















Franchet de Montigny reste un garçon de bonne famille, même s 'il se mêle parfois d' aller à la  chasse à la  fille sauvage, surtout dans les rues hautes de Queuleu.
















                  ... voilà une vue dessinée de ce quartier qui porte pour nom Queuleu...
                 Queuleu, franchement, quel drôle de nom ...
                    Eszter parfois s' y promène. C' est là qu 'il y a une cave dans laquelle
                  on retient un oiseau prisonnier.












... Ici, tout le monde connaît. Un morceau de paix architecturale . Elancées comme les côtes fragiles d'un animal oublié, elles ourlent le bord de la place.
C' est joli, "elles ourlent".